De L'aRt ConTinGenT

Observateur impossible d’une beauté qui devra un jour partir en fumée et en lambeaux de cendres qui se colleront à ma peau et pénétreront tous mes orifices les plus insolites. Mes pores transpireront cet étalage béant. Mes ailes chargées en plomb se sont dissoutes et l’obstination de la contingence ne cesse de m’habiter. Malgré tout, un élément demeure. Je le suis du coin des yeux pour ne pas perdre encore une fois le Sud. Mon Sud. J’aime le contre-courant et le passé ne pourra plus me rattraper tant qu’il restera présent. J’y puise tant d’efforts, j’y adjoins tant de prudentes libertés. Je respire à pleins viscères ce luxe de pouvoir me heurter à ces murs de fausses indifférences. Ma lucidité ne me quitte pas et je me plais à avancer, à courir les paupières lourdes et le sourire aux lèvres. Si la béatitude me rappelle sans cesse, c’est qu’elle me convient finalement mieux qu’une complaisance sibylline sans tâche. Dans cette course effrénée, je trouvais ma complétude imaginaire. Il n’y avait plus aucune raison de résister. Au centre de cette terre, je me relevais :

-         « Au diable la postérité. Me voici en encre et sans prose aucune. Nue comme un pauvre verset mais vivante… »

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